Interview, Christoffer Mafoumbi : "J'ai eu des contacts en France"

Mis à jour : 14 févr. 2019


INTERVIEW - Formé au au LOSC puis passé par le Racing Club de Lens en équipes jeunes, l'international Congolais (16 sélections) Christoffer Mafoumbi (23 ans) a répondu à mes questions. Le gardien de but qui possède aussi la nationalité française évolue en ce moment aux Free State Stars, une équipe sud-africaine, après un bref passage en première division Bulgare.


Comment t'est venue la passion du football ?


Mon père jouait au foot et mon frère aussi donc depuis tout petit je suis dedans. Mon frère, qui était attaquant avait besoin de quelqu'un dans les buts pour s'entraîner et c'était moi.


Tu as été formé à Lille mais tu as rejoint le voisin lensois. Pourquoi et quels souvenirs gardes-tu du club Sang & Or ?


Oui, j'ai été formé à Lille jusqu'à mes 16 ans mais leur projet à mon égard ne me convenait pas du tout. J'ai donc préféré résilier la convention que j'avais avec le club et cherché un autre projet. Celui de Lens me convenait parfaitement et je me suis pas soucié de savoir si c'était un club rival ou pas, j'avais 16 ans, le projet me plaisait, j'y suis allé. Je garde de très bons souvenirs du Racing Club de Lens : c'est là-bas que j'ai côtoyé pour la première fois le monde professionnel - malheureusement plus à l'entraînement qu'en match, mais j'ai beaucoup appris durant mon passage au club.


Crédit : RCLens


C'est un regret de ne pas t'y être imposé ?


Oui, c'est un regret car si on m'avait laissé ma chance je me serais imposé. Malheureusement le coach de l'époque (Antoine Kombouaré, maintenant entraîneur de l'En Avant Guingamp, Ligue 1, ndlr) ne comptait pas sur moi et voulait deux gardiens expérimentés en pros, ce qui m'a poussé vers la sortie. C'était une situation spéciale parce que le club a longtemps hésité sur mon cas pour finalement trancher seulement à la fin du mois de juin. J'ai accepté leur décision et me suis remis au travail, je me suis simplement dit que Lens n'était pas le seul club au monde et qu'en prouvant sur le terrain d'autres opportunités allaient se présenter.


Tu as ensuite joué en Bulgarie, quelles sont les différences entre la formation en France et là-bas ?


C'est vrai, j'ai fait six mois en Bulgarie et j'ai été agréablement surpris par le niveau en championnat, ils ont un jeu direct et accès sur l'impact physique. Tous les matchs sont très intensifs. Je dirais que la différence par rapport à la formation française se fait au niveau tactique : en Bulgarie il y a beaucoup d'impact mais ils en oublient des fois le côté tactique du football.


Tu évolues désormais en Afrique du Sud, comment se passe ton aventure africaine ?


J'ai été transféré de la Bulgarie en Afrique du Sud à la fin du mois de juillet. Une semaine après, j'ai subi une rupture totale du tendon d'Achille et j'ai du être absent sept mois. C'était un coup dur, surtout que c'était ma première blessure et que je venais juste d'arriver dans un nouveau club. Mais depuis ma reprise en janvier tout se passe bien je fais de bonnes prestations et je m'habitue bien à ce championnat.


Tu es international congolais, c'était un rêve pour toi ?


Oui depuis très jeune, même avant de jouer dans un club pro, mon choix était déjà fait. J'en rigolais à table avec ma famille en disant "Tu imagines, si un jour je joue pour le Congo, pour l'équipe nationale ?". J'en parlais sans vraiment y croire mais petit à petit en avançant dans ma carrière c'était devenu un réel objectif et je suis vraiment fier de l'avoir accompli. Mes objectifs avec le Congo sont simples : participer à un maximum de compétitions continentales et mondiales. On s'est qualifié pour la Coupe d'Afrique des Nations 2015 en Guinée, c'était exceptionnel parce que cela faisait trente ans que le pays n'était pas allé en phase finale de Coupe d'Afrique. En plus on a fini quart de finaliste. Mon objectif est de re-faire ce genre d'exploit le plus possible jusqu'à ce que ça devienne une habitude de voir le Congo parmi les grands d'Afrique.


Tu es encore jeune, serais-tu intéressé par un retour en France ? As-tu eu des contacts avec des clubs français ?


Je ne ferme aucune porte. Comme tu l'as dit je suis encore jeune. La France n'est vraiment pas une priorité, en voyageant on se rend compte qu'il y a plein d'autres championnats intéressants mais je répète que je ne ferme aucune porte et s'il y avait une bonne opportunité d'y retourner bien sûr que j'y réfléchirais. J'ai eu des contacts en France quand j'étais en Bulgarie avant mon transfert en Afrique du Sud, mais la plupart me proposaient un rôle de doublure et ce n'est pas ce qui me convient. A 23 ans, pour moi la priorité est de jouer et pas de signer dans un club en France juste pour dire "c'est bon, je suis en France" alors que je ne joue pas.


Suis-tu encore le RC Lens ?


Non, je ne suis plus vraiment le RC Lens, je ne connais pratiquement plus personne chez les pros et puis de manière plus générale je ne suis pas vraiment le championnat français.


Que penses-tu de Gervais Martel (président du RC Lens) ?


Je n'ai pas eu beaucoup de contacts directs avec lui mais ce qui est sûr, et je pense pouvoir le dire sans me tromper, c'est qu'il aime vraiment le Racing Club de Lens.


Crédit photo : RCLens.fr

Je remercie Christoffer Mafoumbi pour sa disponibilité, sa gentillesse et ses réponses. Je lui souhaite une bonne saison avec son club.


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