Interview de Jean-Christophe Bouet : "Amiens, c'est un cadeau du ciel"

Mis à jour : mai 26

INTERVIEW - Nouveau gardien du SC Amiens, le très sympathique Jean-Christophe Bouet (33 ans) a répondu à mes questions sur la saison qui l'attend en Ligue 1 Conforama et sur sa carrière. En stage avec son club, il m'a accordé quelques minutes pour une interview.


Comment t'es venue la passion du football ?


Elle m'est venue en regardant la télé et, comme je jouais beaucoup au foot avec mon voisin, c'est venu comme ça. Puis après on devient amoureux et c'est parti.


Peux-tu revenir sur ta carrière ?


J'ai commencé le football à l'AJAD de Dax dans les Landes. Je suis ensuite parti à Saint-Paul, une ville à côté. Il y avait une équipe de jeunes un peu plus forte donc je suis parti là-bas. A Saint-Paul, j'ai monté toutes les catégories puis je suis parti à Bayonne en première année de seniors, à 19 ans. J'ai joué pendant sept saisons là-bas et de là je suis parti à Villemomble dans le 93 et de Villemomble j'ai rejoint le Red Star. Ensuite je suis parti à Dunkerque et maintenant je suis à Amiens.


Tu rejoins donc Amiens, pourquoi ce choix ?


Quand une équipe de Ligue 1 frappe à la porte, quand vous êtes un footballeur compétiteur et que depuis tout petit vous rêver de ça, vous tentez votre chance et vous prenez votre chance. Ce n'est pas donné à tout le monde de l'avoir, je l'ai eu. C'est un cadeau du ciel comme je dis toujours mais je l'ai eu donc j'ai pris cette chance pour tenter cette expérience et voir ce qu'il en était pour terminer une carrière qui au demeurant n'était pas partie pour finir au plus haut niveau national, donc c'est quand même une belle chose.


Tu vas découvrir le monde pro, qu'est-ce que ça va changer à ta vie ?


A ma vie absolument rien. C'est juste que que je vais découvrir professionnellement une nouvelle expérience. Donc je vais tenter de me mettre au niveau de mes partenaires et de mes adversaires puis c'est tout. Après personnellement, mise à part le statut professionnel, ça ne changera pas ma vie : je reste toujours le même papa le même mari que j'étais avant.


Que penses-tu de travailler avec l'un des meilleurs gardiens de Ligue 2 l'an passé, Régis Gurtner ?


C'est top. En plus on s'entend très bien, on est sur la même longueur d'onde. On se connaît depuis quelques années puisqu'on a souvent joué l'un contre l'autre donc quand on m'a dit que j'allais être sa doublure, j'étais très content parce que je savais que j'allais bosser avec quelqu'un de bien et quelqu'un de très compétent aussi. Donc on va bien bosser, on va bien travailler, moi je vais essayer de l'aider à être encore plus fort car je serai sa doublure. Et puis c'est quelque chose de très bien parce que c'est un très bon gardien. J'avoue préférer travailler avec lui qu'avec d'autres.


Comment se passe ton intégration avec Amiens ?


Impeccablement bien. Impeccablement parce que les gars sont très cool avec moi et puis il y a beaucoup de joueurs qui sont aussi issus du National et contre qui j'ai joué donc on se connaît, pas personnellement mais un petit peu. Donc ça facilite un petit peu le choses. Je m'attendais à autre chose mais j'ai été agréablement surpris par l'ambiance dans cette équipe donc pourvu que ça dure.


As-tu suivi le parcours d'Amiens la saison dernière ?


Je regardais les résultats comme toutes les équipes. Mais c'est sûr que je ne pouvais pas regarder les matchs puisque je jouais en même temps donc ce n'était pas possible. Je regardais les résumés de match, après je n'étais pas un fervent supporter mais je regardais quand même l'évolution de leur saison qui a été remarquable.


Tu aurais pu découvrir le monde pro à Dunkerque si vous n'aviez pas manqué la montée la saison dernière... est-ce un regret ?


Oui tout à fait. C'était la première fois où on était aussi près de ce monde professionnel. Donc oui c'est frustrant quand vous cherchez toute une vie à aller dans dans ce monde pro, cette Ligue 2 et que vous n'arrivez pas forcément c'est un échec et c'est une frustration. Maintenant, d'un point de vue collectif je suis déçu pour Dunkerque mais si j'étais monté avec Dunkerque je n'aurais pas découvert la Ligue 1 parce que je serais resté à Dunkerque en Ligue 2. Personnellement c'est, entre guillemets, un mal pour un bien même si je suis très déçu de ne pas monter avec Dunkerque parce qu'une montée c'est quand même quelque chose de fantastique. Donc c'est à deux poids deux mesures mais ça reste quand même une très grande frustration pour nous.


Quel souvenir vas-tu garder de Dunkerque ?


Tout (rire) ! Mon petit garçon est né à Dunkerque donc ça sera à toujours gravé dans ma mémoire. C'est un club qui m'a sorti la tête de l'eau quand je n'avais plus de club après le Red Star ai décidé de se séparer de moi. C'est eux qui m'ont relancé, et puis j'ai été le capitaine pendant un peu moins de trois saisons... C'était mon club, donc je garderai d'excellents souvenirs de Dunkerque et je sais que je peux venir ou partir sans souci. On n'est pas parti en mauvais termes et de nos jours ça devient un peu rare donc je peux aller la tête haute à Dunkerque quand je repartirai voir des matchs ou des amis.


Tu as été capitaine à Dunkerque, qu'est-ce que cela fait d'être capitaine d'un club de National ?


Pour dire vrai, ce n'était qu'un bout de tissu en plus sur le bras. Cela ne représente pas une responsabilité supérieure parce qu'on est capitaine. C'était une fierté, mais ça ne donne pas les pleins pouvoirs. J'étais fier d'être capitaine de Dunkerque, je l'admets et je l'avoue mais après ça ne me mettait pas une pression supplémentaire.


Quel est ton meilleur souvenir jusqu'à maintenant sur un terrain ?


Mon meilleur souvenir, c'est un 32e de finale contre l'Olympique Lyonnais avec Bayonne en Coupe de France.


A 33 ans, quels objectifs te fixes-tu ?


Je n'ai pas spécialement d'objectif. Je dois être le plus compétitif possible pour le jour où je suis amené à jouer que je sois pas en-deçà des performances de mes partenaires. Je n'ai pas d'objectif particulier mais je continue à être compétitif, à être là, présent, à continuer le foot le plus longtemps possible. Après je n'ai pas d'objectif réel, on verra de toute façon dans le football on n'est pas forcément maître de notre vie mise à part si on fait d'excellentes performance Mais je ne me prends pas la tête avec ça au jour d'aujourd'hui, on verra bien de quoi demain est fait.


Est-ce un autre monde de se préparer avec un club de Ligue 1 plutôt qu'un club de National ?


Oui, enfin ça ne change pas énormément non plus. En National, il y a quand même des staffs techniques qui sont préparés et qui ont déjà vu le monde professionnel. La préparation n'est pas forcément plus difficile. Ce sont les qualités des joueurs qui sont supérieures, après on n'est pas encore entré dans le vif du sujet (rire) donc quand j'aurais un peu plus de vécu là-dessus je pourrais en parler. Au jour d'aujourd'hui je ne peux pas trop en parler parce qu'on est qu'à la première semaine de préparation.

(Crédit : US Dunkerque)

Je remercie Jean-Christophe Bouet pour sa gentillesse et sa disponibilité pendant sa préparation avec son club du SC Amiens.


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