Interview de Manu Lonjon : "J'adorerais faire de la radio"



INTERVIEW - Spécialiste mercato et pigiste chez Yahoo sport, Manu Lonjon est de plus en plus suivi sur Twitter. C'est notamment lui qui avait annoncé le transfert de Younès Belhanda à Galatasaray cet été. Il a accepté de revenir sur sa carrière pour Le Petit Reporter Foot.

Comment en es-tu arrivé là sans avoir fait d'étude de journalisme ?

Pour le moment, je ne suis nulle part. En fait, c'est juste un rêve de gosse que j'avais envie de réaliser donc je m'y suis mis un peu tard. Mais je m'y suis mis.

Comment t'es-tu créé ton propre carnet d'adresses ?

En fait je connaissais déjà beaucoup de joueurs de foot avant et j'avais ces infos-là. Et je joins l'utile à l'agréable en proposant mes services pour donner mes infos mercato, puis de fil en aiguille mon carnet d'adresses s'est renforcé.


Tu n'es que pigiste, d'où te vient la motivation de continuer ?

En fait je suis parti de très loin parce que moi, je n'ai pas de notoriété. Donc être pigiste chez Yahoo n'est évidemment pas une fin en soi mais ça permet d'être dans ce milieu-là et de faire partie du jeu. Après j'espère évidemment avoir d'autres opportunités ou de faire un peu plus que ça.

Quelle est l'info dont tu es le plus fier ?

L'info dont je suis le plus fier ? Il n'y en n'a pas une en particulier, après la plus médiatique c'est quand même un transfert du Bayern Munich à la Juve : celle de Mehdi Benatia. Je ne suis pas sûr d'avoir l'opportunité d'en refaire une comme ça. Mais il n'y a pas de fierté particulière, j'étais content et pas plus heureux d'annoncer aussi Mathieu Coutadeur à l'AC Ajaccio. Dans les deux cas ça me faisait plaisir.


Selon toi, comment se crée la confiance entre toi et un joueur ?

La confiance, ce n'est pas qu'elle se crée car il faut qu'elle soit déjà créée. Parce qu'un joueur que je ne connais pas ou peu, si je lui demande une info il ne va pas me la donner. Donc la confiance il faut qu'il l'ai avant. Ce qu'il faut savoir c'est qu'il y a des infos que j'ai mais que je ne donne pas parce que la personne avec laquelle je suis en contact me demande de ne pas le faire. Ca fait partie du jeu aussi.

Tu es assez suivi sur Twitter, c'est quoi la prochaine étape ?

Déjà d'être beaucoup plus suivi sur Twitter et ailleurs. Mais, je te remercie, mais d'être connu sur Twitter ce n'est pas quelque chose qui change la vie. Parce que ce n'est pas payant Twitter (rire). Je vais dire, oui vous êtes quelques uns mais l'objectif c'est d'en avoir encore plus. Les followers sont importants sur Twitter pour une raison : déjà ça légitimise ton travail et surtout ça permet que ton info soit visible de plus grand monde.

Dans quel média voudrais-tu travailler ?

(Rire) Je ne sais pas, si demain SFR Sport ou L'Equipe TV m'appelait, je ne leur dirais pas non.

Tu as une préférence de support ? La radio par exemple...

Alors j'adorerais faire de la radio. J'adore faire de la radio, c'est un truc que j'aimerais beaucoup faire, j'aimerais beaucoup participer à ces choses-là. Je ne suis pas un fan de l'image et du fait qu'on voit ma tronche, ce n'est pas un truc qui m'intéresse particulièrement. Mais la radio me plairait, oui.

Comment juges-tu la concurrence avec les autres journalistes qui ne te font pas de cadeau ?

Quand tu es dans ce milieu-là, c'est un milieu qui est très violent, le mercato. Certains s'en rendent compte quand ils mettent un pied dedans, mais c'est un milieu hyper violent. Quand tu donnes une info, même si toi tu sais qu'elle est bonne au moment où tu la donnes, tu n'as pas idée des retours que tu prends. Moi, sur chaque info, j'ai dix, vingt, trente, quarante, cinquante messages où les mecs disent "non c'est pas vrai" ou "bidon" ou ceci ou cela. Alors qu'au final ça se fait. Alors tu essayes de les oublier. Et si demain je sors un truc qui est une saucisse, je sais que les gens se concentreront plus sur cette saucisse-là que sur les autres infos que j'ai données auparavant. Après, comment je juge les autres, la concurrence n'est pas tellement dans le mercato, elle est partout.

Sur Twitter tu es assez proche de tes followers, tu réponds facilement aux gens. C'est important pour toi ?

C'est surtout que moi, entre guillemets, ce sont les twittos qui m'ont fait parce que quand j'ai commencé dans ce domaine-là il y a un an et demi, j'avais 100 personnes qui me suivaient. Aujourd'hui on s'approche tranquillement des 15 000 et ça me donne du crédit. J'ai eu Yahoo parce que les gens me suivaient sur Twitter et ils ont attiré l'attention de Yahoo. Je ne suis pas sûr que Yahoo savait qui j'étais avant que les twittos leur disent. C'est aussi une façon de rendre la pareille aux gens. Et puis globalement ça ne me dérange pas plus que ça de discuter avec les gens.

Quels sont tes objectifs pour le futur ?

Je verrai à la rentrée. Je ne me sens inférieur à personne au niveau du mercato. Donc je pense que je pourrais avoir ma place un peu partout. Mon objectif est de continuer à progresser. Donc de gagner en followers, en visibilité, voilà.


Je remercie Manu Lonjon pour cette interview, pour sa sympathie et sa disponibilité.


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