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Interview de Dušan Cvetinovic

Mis à jour : févr 23

INTERVIEW - Son visage est bien connu des supporters de Racing Club de Lens et des amateurs de Domino's Ligue 2 puisqu'il y a joué pendant trois saisons. Parti découvrir le Japon depuis cet été, Dušan Cvetinović (29 ans) a joué pas moins de 85 rencontres sous la tunique Sang & Or. En anglais, le défenseur serbe a répondu à mes questions sur sa carrière et revient, notamment, sur son passage dans le nord de la France.

Salut Dušan, peux-tu me dire comment t'est venue ta passion pour le football ?

En Serbie, dès que nous allons à l'école, nous jouons au foot. On a une balle et on joue tout le temps, devant chez nous, dans les rues ou dans la cour de l'école.

Tu as joué dans plusieurs pays différents. Que t'ont apporté ces différents pays ?

Je suis heureux d'avoir eu l'opportunité de jouer dans plusieurs pays. Quand j'ai quitté la Serbie à mes 20 ans, j'ai quitté ma ville pour une autre qui se situait à quatre heures de la mienne. Depuis mes 17 ans, je suis indépendant. J'ai joué en Suisse, en Norvège et en France. J'ai laissé mon cœur me guider, j'allais là où les gens voulaient bien de moi. Je n'ai aucun regret car j'ai passé de superbes moments en que ce soit en France, en Norvège et aussi en Suisse. J'ai appris sur la discipline et à travailler dur.

Tu as eu la chance de disputer la Ligue Europa avec Haugesund, est-ce ta meilleure expérience ?

Oui, c'était une très belle expérience, enrichissante. Une qualification pour l'Europa League ! Je me souviens surtout d'un match que l'on a joué en Serbie et on a éliminé l'équipe serbe. En plus, toute ma famille regardait et j'ai marqué un but, c'était donc incroyable.

Parlons maintenant de la France. Tu as rejoint Lens en 2015. Que gardes-tu de ton passage au Racing ?

Lens est un super club. Quand je suis arrivé j'avais des problèmes, j'avais une sacrée blessure et c'était dur. Quand je jouais, j'avais les supporters et les gens que je croisais dans la rue avec moi. Ils me donnaient de la force et du courage. J'en suis très reconnaissant. Lens est un club avec une âme, un super stade et une ambiance incroyable.

Ton état d'esprit t'a permis d'être un joueur très apprécié des supporters. Quelle était ta relation avec eux ?

J'ai beaucoup de respect pour les gens. J'ai été très surpris de la ferveur qu'ils ont, de l'énergie qu'ils dégagent. Il y a eu des moments que j'ai aimés et d'autres non mais c'est normal, c'est la même chose partout. Mais au-delà de tout cela, ils te donnent la force. Quand tu sors, tu as l'obligation de donner le meilleur de toi même.

Durant ta carrière, tu as pu découvrir de nombreux stades et diverses ambiances. Si tu devais les classer, où se situerait Bollaert-Delelis ?

Bollaert est le meilleur stade où j'ai joué pour l'ambiance. J'ai aussi connu ça au Grasshopper Zurich. C'était une super ambiance avec un stade rempli de monde. J'ai aussi vu des super ambiances en Norvège.

Avec le RC Lens, vous avez manqué la montée en Ligue 1 en 2017. Est-ce ton plus grand regret ?

C'est un grand regret que nous ne soyons pas allés en Ligue 1 car ce club et sa population le méritaient.

Quel est ton avis sur Alain Casanova, ton ancien entraîneur, très critiqué sur la fin de son aventure avec le club ?

Je suis content et reconnaissant d'avoir bossé avec Alain Casanova car j'ai appris beaucoup de cet homme.


Le 19 mai 2017, vous battez Niort et vous vous attendez à disputer au moins un barrage d'accession à la Ligue 1. Mais vous apprenez que cela ne suffira pas. Quel est ton ressenti au coup de sifflet final ?

C'est un très grand regret pour moi d'avoir manqué la montée en Ligue 1 avec Lens. C'était le moment le plus difficile de ma carrière. Tant d'espoirs et de rêves qui se sont effondrés en quelques secondes...

Lors de cette saison, tu formais un solide duo avec Jean-Kévin Duverne. Quelle était ta relation avec lui et en quoi étiez-vous complémentaires ?

Oui, Jean-Kévin est un super joueur et c'était facile de jouer avec un joueur comme lui. A l'époque, toute l'équipe jouait bien. Les gars étaient tous des bons défenseurs. Kenny Lala sur la droite, Karim Hafez sur la gauche... je ne veux oublier personne.

Ta dernière saison fût la plus difficile à cause des mauvais résultats. Comment as-tu vécu cette saison où l'équipe jouait le maintien en Ligue 2 ?

C'est toujours difficile après une grosse déception. On a perdu 7 matchs, c'était très compliqué au niveau mental. Parfois, tu as besoin d'une bonne leçon. Cette année, ils commencent vraiment bien et j'espère qu'ils vont remonter en Ligue 1.

Tu as eu l'opportunité de signer à Orlando. Pourquoi n'as-tu pas rejoint les Etats-Unis ?

C'était une bonne option pour moi et ma famille mais je suis resté pour aider l'équipe à rester en Ligue 2.

Aimais-tu la vie en France ? Quelles peuvent être les différences et les points communs avec la vie en Serbie ?

La France est un pays sympa dont nous gardons de bons souvenirs. Il y a des différences avec la Serbie. Par exemple entre Lens et Belgrade. Lens est une petite ville tranquille. Mon fils est né là-bas. Belgrade est plus vivant que Lens ou Arras. Mais cela dit, Arras reste une ville vraiment sympa.

Continues-tu à suivre les résultats du RC Lens ?

Lens reste dans mon cœur, je continuerai de les suivre.

Quel est le meilleur entraîneur que tu aies eu à Lens ?

Tous les coachs ont été bons. J'ai appris plein de choses, je ne pourrais pas répondre à cette question.

Tu t'es lancé un nouveau défi étonnant : Yokohama. Pourquoi ?

J'avais besoin d'un nouveau challenge. J'ai lutté pour remonter et j'étais fatigué de ça. J'ai entendu plein de choses bien sur le Japon et j'étais content de déménager.

Le stade est énorme (72 327 places), est-ce une des raisons qui t'ont poussé à signer là-bas ?

Oui c'est immense. J'y ai joué il y a quelques jours et c'est très grand. Les supporters et les gens là-bas sont gentils. Ce sont je pense les meilleurs supporters du Japon. Tout me surprend ici, surtout la ferveur. Les supporters te donnent le pouvoir de travailler chaque jour.

Quel est ton avis sur l'adversité du championnat japonais ? Le niveau est-il assez relevé ?

Oui le niveau est assez relevé. Les joueurs sont très rapides, très techniques, très puissants. J'ai vraiment été surpris. C'est un super endroit.

Tu vas pouvoir de frotter à Andrés Iniesta notamment, une vraie légende du football. Es-tu impatient de l'affronter ?

Oui ! Iniesta est incroyable. C'est un joueur fantastique et cela va être très intéressant de l'affronter.

Je remercie Dušan pour sa disponibilité et sa gentillesse.

Un très grand merci à Mary pour la traduction de l'interview ! #RCLens #Ligue2 #Cvetinovic

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