La conférence de presse de Philippe Montanier avant Nancy-Lens

#ConfdePresse - Ce mercredi matin, j'ai assisté à la conférence de presse de Philippe Montanier à La Gaillette. A deux jours du déplacement de son équipe sur la pelouse de Nancy, le coach du RC Lens est revenu sur son futur adversaire, la belle série de son équipe ou encore l'utilisation du 3-4-3 comme système tactique. Retour sur le point presse du tacticien artésien.


Sur le match de vendredi à Marcel-Picot contre Nancy


Ce sera difficile. Nancy est quasiment imbattable. C'est l'équipe la plus forte dans les duels défensifs, au sol ou aériens. C'est la meilleure équipe à domicile et elle n'a perdu qu'un seul match sur treize cette saison. Personne n'arrive à battre cette équipe, qui est extrêmement costaud mais pas que puissante puisqu'elle a des individualités comme Vagner, Bassi ou Gueye. Ils font fait un beau recrutement et ça donne une équipe dont on parle peu mais qui est belle sur le papier. Jean-Louis Garcia fait bien jouer son équipe, ce qui fait que personne n'arrive à la battre à l'exception de Sochaux. On prend cet adversaire comme un os qui sera compliqué à manger.


Sur la belle série du RC Lens face à des adversaires en difficulté au classement


On s'aperçoit que les adversaires modestes que l'on a battus, personne n'a réussi à les battre après nous. Je pense au Paris FC ou à Châteauroux. A un moment T, on a une lecture de l'adversaire au classement qui est modeste puis on s'aperçoit sur le terrain il n'y a pas toujours une correspondance.



Sur la préparation du déplacement à Nancy


On a un handicap par rapport à Nancy, c'est-à-dire qu'on n'aura que trois jours de récupération alors qu'eux en ont six. En plus, on va faire cinq heures de déplacement en bus. C'est un handicap qui n'est pas insurmontable parce que je pense qu'on est bien physiquement et parce que j'ai un groupe de qualité élargi. J'ai presque vingt titulaires donc si il y avait un petit coup de mou, je pense qu'on a de quoi faire. C'est vrai qu'avoir deux fois moins de récupération que notre adversaire est un handicap mais on est bien préparés à le surmonter.


Sur les différences entre le groupe de cette saison et la saison dernière


Il y en a beaucoup, chaque groupe est différent. On a un groupe plus complet en terme de qualité. On n'est pas nombreux mais on a vingt-deux joueurs qui peuvent postuler pour être titulaires. Ma difficulté est de trouver le onze à chaque fois parce que ceux qui sont sur le banc pourraient prétendre à démarrer le match. Mais c'est une force lorsque l'on a un blessé, on voit avec la blessure de notre capitaine Steven Fortes que malgré tout, on a de la réserve. Je pense que l'on a un groupe plus étoffé que la saison dernière.


Sur le rendement des recrues Tony Mauricio et Gaëtan Robail


Je crois qu'avant Auxerre, on était la meilleure attaque avec l'AJA donc on ne peut pas trop dire sur l'animation offensive. Ces deux individualités participent grandement à la bonne oeuvre de l'attaque. Peut-être qu'à Valenciennes ils étaient plus isolés donc la lumière allait beaucoup sur eux. Là, on sait qu'on peut marquer avec plusieurs joueurs puisqu'on a Banza ou Sotoca donc ça se dilue un peu plus et on minimise leur apport au niveau offensif. Il y a aussi une volonté de gros pressing qui facilite le jeu de l'équipe et auquel Gaëtan Robail et Tony Mauricio participent.


Sur l'irrégularité de Gaëtan Robail depuis le début de saison (2 buts, 2 passes)


La Ligue 2 est difficile. Gaëtan fait des bons matchs, parfois d'autres un peu moins bien mais comme d'autres de ses coéquipiers. On sent bien que le potentiel est là et je pense qu'il va monter en puissance petit à petit. Ce n'est jamais facile d'arriver dans une nouvelle équipe avec une nouvelle façon de jouer et de se préparer. Il ne faut pas oublier que c'est un jeune joueur. Il n'a pas 18 ans mais c'est un joueur qui a été en amateur, qui est passé par le PSG, qui a été prêté... C'est un joueur qui est toujours en construction et qui n'est pas fini.


Sur la concurrence pour la montée en Ligue 1


Je pense qu'on est six ou sept équipes qui peuvent prétendre à la montée. Pour le moment, il n'y a pas d'équipe qui survole le championnat. Lorient est un solide leader mais c'est vrai que Metz la saison dernière a vite étouffé la concurrence et est resté devant toute la saison. C'est peut-être plus ouvert cette année au niveau du classement et il y a plus d'équipes pour qui l'accession directe sera accessible.


On n'a pas une grande marge, mais on est de plus en plus consistants. On a passé un dizaine de matchs et il faudra voir les vingt prochains, mais aujourd'hui on n'est pas en position d'écraser le championnat. On est armés pour lutter avec les autres mais par pour écraser les autres.


L'explication du système tactique en 3-4-3 cette saison


On a beaucoup de joueurs à vocation défensive dans l'effectif et on s'est aperçus aussi que notre jeu d'appels et de percussion venait beaucoup des latéraux. Pour les libérer encore plus on est passés dans ce système en 3-4-3. Premièrement c'est une adaptation à l'effectif, et deuxièmement ça libère nos latéraux. Malheureusement ils ont été bien bloqués par Auxerre lundi et ils étaient peut-être moins en jambes. Il y a eu moins de possibilités mais il y en a eu quand même mais qu'on n'a, je pense, pas assez saisies.


Au sujet de Jules Keïta et Benjamin Moukandjo, qui n'ont pas encore évolué sous le maillot lensois


Il faut attendre un peu car Jules est arrivé en fin de mercato. En plus il est reparti rapidement avec sa sélection donc il est un peu en décalage dans sa préparation athlétique et dans l'intégration du système de jeu. A chaque fois qu'on a eu une période pour l'intégrer, il était absent parce qu'il était avec sa sélection donc ça retarde son intégration technico-tactique. Mais c'est un joueur avec des qualités, qu'il a montrées avec Dijon, et qui va nous aider. On ne l'a pas pris pour quelques mois mais pour plusieurs saisons. Ce sera mieux quand Benjamin Moukandjo et Jules Keïta seront totalement opérationnels, c'est sûr, mais en attendant on a été plutôt prolifiques et les attaquants et ceux qui sont entrés ont apporté. Je ne m'impatiente pas, on va leur laisser le temps mais plus vite ils arriveront plus je serai content. Mais on est quand même armés puisqu'il y a Simon Banza et Charles Boli aussi.

Sur l'importance d'essayer de produire un jeu offensif


Les petits entraîneurs comme nous essayons de nous inspirer d'autres entraîneurs en fonction de notre sensibilité, de notre équipe mais aussi en fonction de où nous entraînons. A Lens, c'est quand même le fief du jeu vers l'avant et de la générosité, il y a une culture club. Ici, on pourrait jouer comme le Barça de Guardiola, ils seraient très heureux. Mais on sent bien qu'il y a une volonté que l'on joue vers l'avant et il faut qu'on soit en adéquation avec cette culture.


Montanier pas touché par les sifflets à Bollaert-Delelis


J'ai passé mon temps à me faire insulter pendant ma carrière alors un sifflet, ça m'amuse. Rappelez-vous [quand j'étais joueur] ce qu'on me disait à chaque fois que je dégageais les six mètres. Je me suis aussi déjà retrouvé avec des publics de 30 000 personnes à crier démission. En plus quand ça siffle juste, je trouve que c'est assez chantant et c'est agréable.


Au sujet de la nouvelle règle qui permet au gardien de relancer dans sa propre surface


C'est un calcul. Quand l'adversaire presse très bien, il ne faut pas jouer avec le feu mais quand on arrive à ressortir le ballon de derrière, c'est lui qui court et qui doit courir. Il y a un juste milieu à avoir. Après par rapport aux caractéristiques de l'équipe, si vous avez des joueurs qui sont un peu fébriles techniquement vous le faites un peu moins. Je trouve que c'est une bonne règle car ça incite les joueurs à jouer plus. Je pense que c'est bien de le faire.



-> Philippe Montanier a également évoqué le cas Jonathan Gradit, qui a écourté son entraînement ce matin en raison d'une douleur musculaire. Mais selon le tacticien lensois, rien de grave pour l'ancien caennais qui avait été l'un des meilleurs Sang & Or lundi lors du match face à Auxerre. De leur côté, Cheick Traoré s'est entraîné strappé tandis que Benjamin Moukandjo n'a pas touché le ballon. L'international camerounais n'avait pas chaussé les crampons et s'est entraîné à part.


Merci au RCL ens et à H. Georgel d'accepter ma présence à la Gaillette.

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